La peur est le premier sentiment sans doute, au moins ex utero : quoi de plus angoissant que de naître ? Et il doit arriver souvent qu'elle soit le dernier : quoi de plus angoissant que de mourir ?
Voilà : nous naissons dans l'angoisse, nous mourons dans l'angoisse. Entre les deux, la peur de nous quitte guère. Quoi de plus angoissant que de vivre ? C'est que la mort est toujours possible, que la souffrance est toujours possible, et c'est ce qu'on appelle un vivant : un peu de chair offerte à la morsure du réel. Un peu de chair ou d'âme exposées là, en attente d'on ne sait quoi. Sans défenses. Sans secours. Sans recours. Qu'est ce que l'angoisse, sinon ce sentiment en nous, à tort ou à raison, de la mossibilité immédiate du pire ?
Voilà : nous naissons dans l'angoisse, nous mourons dans l'angoisse. Entre les deux, la peur de nous quitte guère. Quoi de plus angoissant que de vivre ? C'est que la mort est toujours possible, que la souffrance est toujours possible, et c'est ce qu'on appelle un vivant : un peu de chair offerte à la morsure du réel. Un peu de chair ou d'âme exposées là, en attente d'on ne sait quoi. Sans défenses. Sans secours. Sans recours. Qu'est ce que l'angoisse, sinon ce sentiment en nous, à tort ou à raison, de la mossibilité immédiate du pire ?
